Les vergers existants

Les prés-vergers

Ce sont généralement des vergers pâturés situés dans ou aux abords immédiats des villages où l’on retrouve
des anciennes variétés de pommes, poires, prunes et cerises. Plus rarement, ils sont situés
en pleine zone agricole.

Ils sont parfois entourés de haies basses taillées ou sont adossés à un
bosquet ou à un bois. Très souvent, ils sont simplement livrés à eux-mêmes sans aucune protec-
tion végétale périphérique. Ponctuellement, on rencontre des vergers sur prairies fauchées et
d’autres à l’abandon dont la strate herbacée n’est plus entretenue et se transforme rapidement
en friche rudérale.
Dans le Pays de Herve, les vergers monospécifiques de poiriers, dominés par la poire Légipont,
sont tantôt adossés à des vergers de pruniers, tantôt à quelques pommiers et cerisiers. Tout
comme pour les autres prés-vergers ils ne sont plus entretenus et ne font l’objet que de replan-
tations marginales.

De plus, l’expansion de la rouille grillagée qui touche un grand nombre de
poiriers dans certains villages, semble être un prétexte à l’abattage.
Dans les autres zones de référence, les vergers pâturés, essentiellement dominés par les pom-
miers, disparaissent aussi inexorablement modifiant ainsi l’équilibre des paysages et du milieu
« naturel ». étant intégrés dans un système de production moderne entièrement voué à l’her-
bage, ces vergers ne sont plus enclos de haies. Dès qu’ils ont cessés d’être rentables, c’est tout
l’écosystème « verger » avec ses haies qui a été délaissé.

Seuls quelques rares agriculteurs pour-
suivent leur attachement à l’entretien des vieux arbres autant qu’à la replantation de jeunes.

Les fruitiers dans les haies

Ce type de culture est extrêmement rare et ne concerne que quelques arbres isolés plantés
dans des haies basses taillées probablement pour être autoconsommés et non dans un but de
production fruitière commercialisable.

Les fruitiers de bord de route

Au début du XXème siècle, les routes en situation favorable (accotements constitués de terre de
bonne qualité) étaient parfois bordées d’arbres fruitiers (poirier et pommier). Les variétés robus-
tes à bois érigé, même si les fruits n’étaient pas de bonne qualité, étaient utilisées à cette fin.
De nos jours, les plantations fruitières le long des routes restent très marginales. Parfois des
noyers sont plantés le long de chemins à faible fréquentation.


Les fruitiers isolés dans les zones d’habitat

Les vergers traditionnels se trouvent généralement dans ou aux abords immédiats des villages
sur des prairies désignées en zones d’habitat au Plan de secteur. Ils ont donc très souvent été
lotis ; en témoigne, la présence çà et là de quelques arbres fruitiers dans les jardins ou entre
les maisons. Dans certaines communes, des zones artisanales ou des parcs industriels ont été
créés en lieu et place des vergers. Quelques pommiers et poiriers au milieu de vastes étendues
engazonnées constituent la preuve de leur existence passée.

 

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